
Aujourd’hui, c’est le premier jour du Sommet sur le climat à Copenhague au Danemark, où les dirigeants de 192 pays sont réunis jusqu’au 18 décembre afin de prendre des décisions à l’échelle mondiale sur, entre autres, le réchauffement climatique et trouver un accord international suite au traité de Kyoto, qui arrive à échéance en 2012. Cet événement historique est le plus grand rassemblement traitant de l’environnement jusqu’à ce jour. Réduire les émissions de gaz à effet de serre et développer les énergies renouvelables font partie des missions principales, afin d’éviter une augmentation des températures de 2° qui aurait des conséquences catastrophiques: augmentation des températures dans certaines régions, baisse dans d’autres, risques d’incendies et de sécheresse plus important, fonte des glaces, hausse du niveau de la mer, inondations, augmentation de l’intensité des cyclones… Ceci a déjà bien commencé, et ce n’est pas beau à voir.
Les deux pays les plus émetteurs de gaz à effets de serre sont la Chine et les Etats-Unis: à eux deux, ils détiennent presque la moitié des émissions mondiales de ces gaz… La Chine a déjà bien commencé au niveau politique climatique, ainsi que l’Inde. Côté américain, le Président Obama fera partie du groupe un peu tardivement car il ne s’y rendra que le 18 décembre; il a cependant déjà promis une baisse des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Maintenant, reste à savoir s’il pourra tenir sa promesse…

Il faudra de nombreuses heures de négociations pour arriver à des objectifs précis et communs pour chaque pays. Il y a beaucoup de coupables, de victimes, des intérêts qui clashent, et malheureusement l’aspect économique y joue un rôle très important. Par exemple, de nombreuses entreprises consommant énormément d’énergie se déplacent de plus en plus dans les pays en voie de développement car ceux-ci ne sont pas soumis aux obligations de réduction des gaz à effets de serre, ce qui n’arrange rien au problème, mais ne fait que le déplacer.
Les pays riches se doivent de payer pour les PVD afin qu’ils passent directement à l’utilisation d’énergies renouvelables; malheureusement le timing est loin d’être parfait avec la récession…
