Après l’attentat manqué du 25 décembre sur le vol Amsterdam-Detroit, des mesures de sécurité renforcées sont en train d’être mises en place. Aujourd’hui à Bruxelles, plusieurs personnes sont rassemblées afin de décider si oui ou non on devrait équiper les aéroports français de scanners corporels.
Ceux-ci permettent de détecter les armes et traces de poudre d’explosifs que la fouille corporelle et les détecteurs de métaux ne trouveraient pas. Le problème, c’est que le résultat donne ça:
Les députés européens s’y étaient opposés il y a un an puisqu’ils y voyaient une atteinte au “droit à la vie privée, à la protection des données et à la dignité personnelle”. De nombreuses associations sont aussi contre ce dispositif, dénonçant une atteinte grave à la vie privée. Niveau santé, ce n’est certainement pas conseillé de passer sous un tel scanner régulièrement, et on ne connaît pas encore les conséquences que celui-ci aurait sur l’organisme. Pourtant les Etats-Unis et le reste de l’Europe ont déjà commencé: ces scanners sont en place en Grande-Bretagne, les Pays-Bas sont sur le point d’en installer une soixantaine, et l’Allemagne et l’Italie se sont dits prêts à équiper leurs aéroports.
La France est cependant au niveau rouge du plan Vigipirate, et la Direction générale de l’aviation civile a déjà annoncé que ces scanners “seraient testés dans les meilleurs délais dans les aéroports parisiens”. Ces scanners ont déjà fait l’objet d’un essai à l’aéroport de Nice, mais les nombreuses plaintes reçues ont mené à fin ce projet très rapidement. A savoir aussi, le coût d’un scanner est de 100.000 à 150.000 euros; ainsi les fouilles seraient aléatoires, et le processus risque de prolonger encore le temps de l’enregistrement.
D’autres méthodes seraient d’utiliser des chiens ou d’autres technologies, ce qui serait moins onéreux mais pas aussi fiable. La réponse dans quelques semaines…









